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Café : Les Systèmes d’échanges

Pour ce nouveau Café, nous sommes accueillis à Ermont dans le local du Repair Café.rc

Ce matin comme chaque samedi, en ce lieu des bénévoles, bricoleurs en tout genre et au grand cœur ont accueilli des ordinateurs récalcitrants, des fermetures éclair défaillantes, des vélos grippés, des chaises bancales pour les soigner avec l’aide de leurs propriétaires. Un moyen de lutter contre le gaspillage, l’obsolescence, dans le partage et la bonne humeur.

Plusieurs Repair-Cafés fonctionnent dans notre département, quelques informations sur le site :

http://repaircafe95.fr/

Ou sur facebook https://www.facebook.com/repaircafevaldoise

 

lacherLâcher de bonnes nouvelles :

Elles s’envolent, se confrontent et discutent manifestement elles envahissent tout l’espace : les Incroyables Comestibles s’installent à Viarmes, à St Leu, L’association l’écho-logic fête ses 3 ans, une recyclerie- ferme urbaine est ouverte à Paris, une initiative de bourse d’échanges entre professionnels  est imaginée, une exposition se tient à Cergy sur les monnaies locales complémentaires, des luttes contre les grands projets inutiles trouvent un écho plus large, une bienveillance s’instaure entre des voisins, l’état reconnait sa responsabilité dans l’internement des Tziganes, un nouveau médicament contre la maladie d’Alzheimer va être testé, un restaurant pour abeilles est ouvert…… Voyons et prenons le temps de nous interroger, nous trouverons  des raisons de nous réjouir.

N’hésitez pas à nous communiquer régulièrement les initiatives positives que nous pourrons relayer sur notre page d’actualités : https://www.facebook.com/cafedesbonnesnouvelles95/

Tisser les liens :

Construire l’échange par le jeu, ce sera l’étape suivante de notre rencontre.

Nous sommes tous détenteurs de compétences et avons tous des besoins à satitoilesfaire. C’est ce que traduisent les cartes qui sont distribuées aux participants. Participons à cette large bourse d’échanges virtuelle et voyons ce qui en résulte : un réseau complexe d’échanges qui telle une toile nous relie tous.

Et en conclusion le sentiment que, potentiellement, nous aurions tous pu exprimer ces demandes et offrir bien des services !

Formidable, c’est justement l’objet des présentations qui vont suivre !

sel

Les systèmes d’échanges locaux :

Ils sont arrivés en France dès 1994 et sont aussi présents dans plusieurs pays, C’estfilm-belge d’ailleurs une expérience en Belgique que ce reportage relate. Un profil assez  complet de la démarche :

https://www.youtube.com/watch?v=2lzP9CiQz0s

 

dominique-dore

Témoignage complémentaire :

https://youtu.be/eP2EbN4nRtM

Dominique Doré, membre des SELs Ile-de-France, présente la particularité des SELs, leur philosophie et utilité. Interview réalisée à l’occasion de la Semaine internationale des monnaies sociales et communautaires qui s’est tenue à Lyon les 16-18 février 2011.

Dans notre département, coexistent plusieurs SELs.

anneAnne Perermontrot représente le SELd’Ermont et nous raconte la vie très pratique quotidienne du SEL à travers ses rencontres et ses échanges, sa gestion.

ermont-ligne

Le SEL d’Ermont va fêter ses 20 ans. Il compte environ 85 adhérents.Un catalogue répertorie toutes les offres, une permanence tous les premiers samedi du mois, des repas festifs permettent aux adhérents de se rencontrer et de renforcer les échanges.

Contact Anne Perrot 01 34 15 08 08 / selermont@free.fr /  site : http://selermont.free.fr

 

Christine  Cavro présente le SEL de Cergy (1 des 2 SELs présents sur la Communauté d’alogo_sel_de_cergy_variantegglo), dont le fonctionnement, les activités, les animations sont assez christinesimilaires  aux propositions précédentes.

http://seldecergypontoise.fr

Le SEL de Cergy utilise les outils informatiques de gestion mis en place par le Collectif des SELs. Un collectif créé en 2014 qui propose la mutualisation de services tels que l’assurance, le numérique, l’hébergement de sites, ainsi qu’un accompagnement aux créateurs de Sel, de manière collaborative grâce à un wiki. (Un bel outil si vous pensez exporter l’idée !)      https://collectifdessel.org/)

Le SEL de Cergy œuvre en étroite collaboration avec la commune et participe régulièrement aux animations diverses.

Plusieurs membres du SEL relient leur implication au mouvement des Villes en Transition.

monnaieLa monnaie utilisée dans les SELs s’apparente aux monnaies locales complémentaires. Pas de spéculation, il est possible de s’endetter (dans un plafond défini) sans intérêt, le lien suivant vous en apprendra plus :

https://www.financite.be/fr/reference/systeme-dechange-local-sel-une-monnaie-mais-differente

 

Enfant de l’esprit des SELs : la route des SELs.marie-claire

Marie Claire nous offre cette définition : La Route des SEL est une association qui a pour but de favoriser les rencontres entre adhérents des SELs en utilisant leurs possibilités d’hébergement, dans toute la France et même dans le monde entier. « C’est un pari de confiance, d’ouverture et de dialogue; c’est un état d’esprit. »

Chaque expérience vécue par les participants est unique à l’image des relations qui se créent et des 3150 personnes répertoriées dans la catalogue.

Pour participer, il faut évidemment être acteur d’un SEL. http://route-des-sel.org/fr

Que d’arguments pour rejoindre un SEL ou le faire découvrir à des amis à travers la France !

Un outil tout neuf compile 621 structures sur le territoire français.

Annuaire des SELs :             http://annuairedessel.org

annuaire

accorderieVenues du Canada, depuis quelques années un nouveau mouvement s’établit en France, les Accorderies. Un reportage – à l’accent inimitable- en résume l’esprit :

https://www.youtube.com/watch?v=B0ewrqOLF8g&feature=youtu.be

Pour comprendre la différence entre SEL et Accorderie, il faudra interroger l’initiateur du mouvement, Joël Lebossé : https://www.youtube.com/watch?v=MpoySNsyAzQ

Car cette simple présentation ne suffira pas :accorderie1

« Une Accorderie est un organisme visant à lutter contre la pauvreté et l’exclusion sociale en développant, par l’échange de services et la coopération, les conditions d’une amélioration de la qualité de vie de tous ses membres. C’est une organisation économique marchande non monétaire où les services échangés ont une réelle valeur, soit celle du temps et des talents offerts et reçus par les AccordeurEs. Il y a création d’une « monnaie sociale » basée sur le temps. »

29 communes en France accueillent actuellement une Accorderie.

Un lien avec une présentation d’un partenariat en France.

https://www.youtube.com/watch?v=MWhyk-PNSYc

Le site : http://www.accorderie.fr/

SELs et accorderies sont des exemples. « Echanges de services ou de savoirs, entraide entre générations, nouveaux commerces : aujourd’hui, partout en France, de nouvelles solidarités voient le jour. Des hommes et des femmes ont décidé d’agir en bas de chez eux, dans leur ville ou dans leur quartier. A Chambéry, «L’Accorderie» propose de s’entraider en fonction des compétences de chacun. A Saint-Nazaire, Cédric a installé des potagers en libre-service. Jacques-Henri, Yann et Nicolas, étudiants en école de commerce, récupèrent des costumes pour les offrir à des demandeurs d’emploi. A Reims, une association propose à des jeunes de partager le logement d’une personne âgée. »

C’est le résumé du documentaire « Ensemble c’est mieux » :

https://www.youtube.com/watch?v=Nk2rri7kN0o

Après quelques semaines de vie commune, Rodin et Yolande dînent ensemble et partagent des moments de complicité.ic

 

sosPrès de chez nous, à Taverny, nous souhaitons vous présenter une association « SOS urgences mamans » créée par des femmes pour venir en aide, bénévolement, à des parents ayant un problème ponctuel de garde. Cette association recherche toujours des bénévoles pour assurer ce service de proximité et de solidarité.

Contact Taverny Annie 06 79 81 98 40

Et un complément d’informations sur le site du « journal de François » :

http://www.journaldefrancois.fr/-sos-urgences-mamans-l-association-de-taverny-recherche-des-benevoles.htm

 

mytrocL’arrivée du multimédia, bien postérieure à la création des SELs, en a grandement facilité le développement et  la gestion. Aujourd’hui le Web ouvre un site, qui à l’échelle nationale, propose de faciliter  les échanges de biens et de services contre des noisettes : Mytroc

https://www.youtube.com/watch?v=trEVojdZxbo

https://mytroc.fr/

La proximité, la socialisation, les rencontres sont très importantes dans le fonctionnement des systèmes d’échanges. Le Web réussira-t-il à s’inscrire dans cette démarche ?

 

Nous souhaitions terminer ce Café par un focus sur des sujets que nous avons évoqués précédemment.

* Nous avions traité de l’information et des sources de bonnes nouvelles. Dans ce cadre, nous avions nommé les « Carnets de Campagne » présentés par Philippe Bertrand, à 12h30, chaque jour de la semaine sur France Inter (FM 87.8). C’est avec plaisir que nous avons entendu l’annonce de notre Café sur les antennes de la radio. Merci

https://www.franceinter.fr/emissions/carnets-de-campagne/carnets-de-campagne-28-octobre-2016

cresson* Nous avions accueilli l’association « Terre de liens » qui travaille à la protection des terres agricoles et à l’installation de maraichage biologique. Une souscription était ouverte pour aider à l’achat d’une cressonnière dans l’Essonne. Pari gagné!

https://www.terredeliens.org/la-cressonniere-saint-eloi

29-oct-2016-6

 

* Nous avions rencontré le mouvement des Incroyables Comestibles. Aujourd’hui plusieurs bacs petits ou grands,  s’installent dans nos villes Herblay, Cormeilles, Saint Prix, Eaubonne, et Saint Leu….

 

* Nous avions imaginé des boites de gratuité fabriquées par des participants au Café, à boiteinstaller sur notre territoire. Premières naissances à Saint Leu et Jouy le Moutier, mais nous sommes sures que vous en connaissez d’autres, n’hésitez pas à nous envoyer des photos, (avec la ville).

gratuite

* Les nouveaux projets d’habitat participatif en Ile de France sont rares. C’est pourquoi nous sommes  ravies d’apprendre la naissance d’une initiative à Valmondois (95). Projet à suivre donc.

Et pour attraper quelques bonnes nouvelles, vous pouvez garder le lien: https://www.facebook.com/cafedesbonnesnouvelles95/

 

 

 

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Café: nature généreuse: Incroyables Comestibles, jardin partagé, glanage.

 

Nos premiers lâchers de bonnes nouvelles avaient des couleurs de printemps : le retour des grenouilles et de la faune sauvage dans les bassins de rétention d’eau, la cueillette d’asperges des bois dans nos bois citadins, le sauvetage d’un oisillon. La Nature toute proche comme un baume sur notre humeur.

Et c’est bien la nature qui était l’invitée vedette de notre café : la nature et sa générosité.

Au programme les incroyables comestibles, un exemple de fonctionnement de jardin partagé et le glanage.

Une nature généreuse à multiplier : photos ICPetit retour historique sur le mouvement des Incroyables Comestibles (IC) né en 2008 dans une banlieue sinistrée par la crise économique en Angleterre, et une idée simple et généreuse qui nait de l’initiative de deux citoyennes, une idée qui se répand aujourd’hui sur toute la planète.

Cette idée est reprise en 2012, en France par Jean Michel Herbillon et François Rouillay. C’est ce dernier qui nous raconte cette belle aventuresur la vidéo suivante :F. Rouillay

https://www.youtube.comwatch?v=ZfFbD9pBREA

 

Un principe simple : jardiner ensemble pour produire localement la nourriture nécessaire à consommer librement et gratuitement. La nature est généreuse, une graine plantée c’est cent graines récoltées si nous nous réapproprions tous les espaces naturels urbains pour planter de la nourriture à partager, nous renouons avec la terre, nous recréons des relations humaines, nous apportons une nourriture saine et gratuite à ses habitants.

5 étapesCette petite part que chacun peut facilement initier à partir des 5 principes définis dans les outils mis à disposition sur le site du mouvement peut avoir des conséquences inattendues. Aujourd’hui à Todmorden, berceau du mouvement, les visiteurs venus en car viennent comprendre comment la ville se dirige vers l’autosuffisance alimentaire (objectif 2020), comment ce mouvement a permis l’essor du commerce et de la production locale ; comment le mouvement est amplifié par l’instauration d’une monnaie locale, comment l’éducation s’inscrit dans la dynamique …..

Et parce que l’étincelle initiale peut être allumée par chacun, nous avons en France 400 villes IC dont la ville d’Albi qui a résolument pris le chemin de l’autosuffisance.ICSite du mouvement national : http://www.incredible-edible.info/ On y trouve toute l’actualité du mouvement.

Et sur le territoire du val d’Oise ?

Plusieurs initiatives sont en cours, retrouver l’information via ces liens: https://www.facebook.com/ic.cergypontoise

https://www.facebook.com/IncroyablesComestiblesCergySAMSUNG.

Notre café s’étant installé à Maffliers,  en partenariat avec l’association l’écho-logic, ( http://lechologic.org/)nous ne manquons pas de rendre visite aux bacs qu’ils ont disposés dans le parc de la mairie, pour discuter, planter et récolter. On y parle (lutte biologique, permaculture, astuces, outils….), évidemment on échange des recettes.      Et voici la recette du sirop de fleurs de sureau que Kerstine a partagé. Les ombelles, embaumant  le parc, ont été cueillies pour tester immédiatement. (Si vous préférez cuisiner les baies, il y en restera suffisamment!)

Pour 1 litre et demi d’eau bouillie, prévoir 2 kg et demi de sucre,  2 citrons lavés et bio, 40 ombelles de sureau. Mettre tous les ingrédients dans un récipient, mélanger et couvrir d’un linge. Laisser macérer 3 à 5 jours dans un lieu frais, en remuant chaque jour pour dissoudre le sucre. S’il reste du sucre non dissout à la fin, passer au bain marie. Filtrer puis garder en bouteille au frais. Un goût exceptionnel.

9782330050511-110x150Pour ceux qui voudraient s’informer sur le mouvement, un livre vient de sortir: « Les incroyables comestibles » aux éditions Actes Sud par les fondatrices anglaises du mouvement.

 

Et si vous tentiez l’aventure n’oubliez pas de faire passer l’info !

Une nature généreuse à partager

Les Incroyables Comestibles proposent de partager librement les espaces de nature urbains. Se retrouver ensemble pour jardiner se décline de bien d’autres façons.

Parfois seules les surfaces sont partagées et les échanges dépendent de la volonté des participants, c’est souvent le cas des jardins familiaux regroupés en fédération         http://www.jardins-familiaux.asso.fr/

Le département compte quelques 2600 jardins familiaux, mais les listes d’attente sont souvent longues. (Montmagny, Herblay, Ermont, Menucourt, Courdimanche, Taverny, Soisy, Cergy…)

Pour un petit historique des jardins familiaux, ex-jardins ouvriers voir cet article : http://www.valdoise.fr/9251-des-jardinjardins familiauxs-ouvriers-aux-jardins-familiaux.htm

Autres associations fédérant des jardins collectifs :

– le jardin des cheminots http://www.jardinot.net/ ,

– l’association Graine de Jardins développe et soutient les jardins partagés franciliens : http://www.jardinons-ensemble.org

 

Certains jardins sont des lieux d’insertion sociale et professionnelle :

les jardins de cocagne : http://www.reseaucocagne.asso.fr/ )

Collectif des jardins d’insertion en Ile de France : http://insertion.jardinons-ensemble.org/

Dans notre département des associations gèrent ces lieux : Inven’terre à Villiers le Bel, Plaine de vie à Ezanville et St Brice, ACR à Vauréal.

Si souvent les terrains appartiennent à des collectivités, il arrive que des particuliers mettent des parcelles à disposition. C’est l’aventure menée par Alain Genest à Domont. « Les Jardins d’Alain, réunissent des personnes qui pratiquent le jardinage et veulent partager leurs expériences et compétences jardinières en toute convivialité ; promouvoir toutes actions ou démarches culturelles ou conviviales, pour créer et favoriser des liens entre les personnes. »

A travers ces expériences, on constate que la générosité de la terre le dispute à une générosité humaine.

L’autre maître mot de ces lieux est le partage des connaissances.

Que ce soit autour des bacs des Incroyables Comestibles, dans les jardins partagés, la mutualisation des connaissances, l’expérimentation tiennent une place importante.

Cristelle Escudier à travers son association « la révolution des petits pois » nous relate son expérience. Imaginant des partenariats, elle fait découvrir aux jardiniers amateurs les courdimancheprincipes de la permaculture. Ainsi, elle a pu démarrer un jardin dans les espaces verts d’une école de Courdimanche où adultes et enfants viennent réaliser de toutes pièces ce lieu d’expérimentation, le dessiner, l’entretenir et en partager les résultats dans des temps de rencontres conviviaux. Une expérience qu’elle multiplie pour pouvoir diffuser des pratiques agricoles respectueuses de l’environnement, pour rapprocher l’homme de la nature dont notre mode de vie tente de l’éloigner.

La ville de Cergy Pontoise vient de rédiger une charte des jardins partagés dont voici un extrait : « Ces jardins améliorent le cadre de vie des habitants. Ils participent à la présence de la nature en ville et s’intègrent dans les trames vertes et bleues.Ce sont également des lieux d’expérimentation et d’éducation à l’environnement (techniques alternatives à l’emploi des pesticides, gestion écologique des cycles naturels, de l’eau et des déchets, respect des espaces verts et naturels, préservation de la biodiversité, protection de la vie du sol, ).     Enfin, la pratique du jardinage apporte du bien-être et permet d’améliorer l’alimentation avec un impact réel sur la santé des jardiniers habitants et leur entourage. »

L’intégralité du texte est disponible : www.cergypontoise.fr/upload/docs/application/pdf/…/14_-_annexe.pdf

A voir : une ancienne interview d’Eric Prédine, co fondateur des jardins partagés: http://www.dailymotion.com/video/x97sbm_entretien-avec-eric-predine_news

 

Une nature généreuse à récolter :

 Si on n’a pas la chance d’avoir un jardin, la récolte est cependant possible, il convient alors de glaner ou de grappiller.

Première précision : » glaner, c’est ramasser ce qui reste et qui vient de la terre, tandis que grappiller c’est ramasser ce qui reste sur les arbres ou arbustes ».

loiLors de nos échanges durant ce café apparaissent les questions de la limite entre le glanage et le vol ?

La loi autorise le glanage et le grappillage lorsqu’il fait jour, sans outil, après la récolte officielle et dans les lieux ouverts. Cependant la pratique précise qu’il est préférable de demander l’autorisation au propriétaire.

Pourquoi glaner ?  : pour se nourrir, pour lutter contre le gaspillage, pour aider et s’entraider.

Où glaner ? : dans la nature, dans les champs, sur les marchés.

Mais comment faire pour mettre en relation, par exemple ceux qui ont des arbres chargés de fruits et qui les laissent par manque de temps, d’intérêt ou excès et ceux qui sont prêts à ramasser contre un échange de confiture ou de jus ?

Des sites tentent de mettre ces personnes en réseau :

Un site prêt à l’emploi (mais à alimenter) : http://www.glanage.fr/

glanage-en-champ-10-2014Des associations s’invitent dans les champs et les jardins pour récolter puis transformer les fruits et légumes délaissés. Puis elles mettent en relation des glaneurs et des banques alimentaires. Voir ces exemples qui montrent comment chaque parti trouve intérêt dans cette entente :

http://www.solaal.org/300-kg-pommes-terre-glanees-action-educative-citoyenne-ludaf-45/

http://ondine.info/index.php/wkd/show/cartedesglanages

fruimalinThierry témoigne de son expérience  : http://www.dailymotion.com/video/xl9t9b_naturbis-fruimalin-brigade-compotes-fr3-2010_news?

http://www.onpassealacte.fr/initiative.fruimalin-au-secours-des-fruits-non-cueillis.agriculture- durable-alimentation.89106124480.html

http://relais-planete-solidaire.org/
« Depuis 2007, l’association Relais-Planete-solidaire collecte en vrac auprès des particuliers les fruits laissés pour compte et reverse gratuitement 10% de ses collectes aux personnes en difficulté (personnes agées, étudiants), ce qui équivaut aux plus beaux fruits et légumes après tri.
Le reste : défauts d’aspect, de maturité, est requalifié ou transformé.
La revente des produits transformés est consacré à l’achat de matériel ».

D’autres exemples à Nanteglanages ou Caen….

http://www.nantesmetropole.fr/actualite/l-actualite-thematique/glaner-pour-ne-pas-gacher-les-legumes-developpement-durable-70150.kjsp?RH=gasillageART_DEVDURABLE

 

Mais nous, que pourrions-nous mettre en place sur notre secteur ?

« Un petit groupe pourrait établir une carte des sites où glaner librement, puis prendre contact avec des particuliers repérés ». Si vous êtes intéressés par la démarche, contactez le café des Bonnes Nouvelles.

4saisonsjanv15redSur le glanage : voir l’article paru dans 4 saisons du jardin bio, n°211, mars avril 2015.

 

Un film documentaire d’Agnès Varda « les glaneurs et la glaneuse » est disponible sur dailymotion.

Une nature généreuse à encourager :

Autre mouvement à suivre les villes-vergers : les villes commencent à planter des arbres fruitiers en libre accès sur les espaces publics.

vergerPlan du projet de Caen : http://www.caensavezvous.fr/?p=16897

Niort : http://www.vivre-a-niort.com/fr/actualites/dernieres-infos/4986/

Près de chez nous Menucourt, Montmagny (http://www.gazettevaldoise.fr/2014/03/21/butte-pinson-jardins-partages-vergers-et-poulaillers-s%E2%80%99est-parti/).

 La nature est généreuse, nous avons exploré plusieurs pistes qui développent cette qualité et favorisent l’approvisionnement en nourriture pour les plus démunis, luttent contre le gaspillage, renouent des liens citoyens, améliorent notre cadre de vie, nous reconnectent à la nature.                                                                                                   Surprenant, on remarque que cette activité de partage, cette économie circulaire, essentiellement basée sur le don et la gratuité peut aussi créer des emplois.Vraiment un sujet à suivre.

 glaneuse

 

 

Café : Compostage au jardin

10 cm colibriCafé des Bonnes Nouvelles :

«Compostage au jardin», le 5 avril 2014

 

 

Cette manifestation du Café des Bonnes Nouvelles s’est associée à la bourse aux plantes de St Leu. La bourse, un temps d’échanges gratuits entre amoureux des jardins.a190_incredible_edible_todmorden_incroyables_comestibles_france_bourgogne_yonne_auxerre_nourriture_a_partager_w680

Cette année, un stand « Incroyables comestibles » était présent. Une démarche collaborative que nous ne manquerons pas d’inviter dans un  prochain café mais dont vous pouvez déjà faire connaissance à travers le site suivant : http://www.incredible-edible.info/?page_id=100.

 

Du partage des plantes à leur bienêtre, il n’y a qu’un pas : celui du compostage. Mais ce pas nous conduit sur une infinité de chemins. Pourquoi et comment composter ?

Premier interlocuteur, Didier Gabelin, maître composteur entame les échanges.TDL_David_Gabelin_4

La quantité de déchets produits ne cesse d’augmenter, si on ne parle que de déchets organiques, c’est 130 kg par personne et par an.

circuit recyclage

Pour tenter de les réduire on peut agir au quotidien :

 

– en se fiant plutôt à son bon sens qu’à la date limite de consommation,
– en refusant les sur-emballages, qu’on laisse en magasin
– en cuisinant à l’avance et en accommodant les restes…..,
–  en adoptant des poules,… mais là c’est un autre sujet !,
–  en recyclant.

 

 

Les « déchets » organiques ont été produits par la nature, refuser de les recycler c’est l’appauvrir, se priver d’amendement qu’on remplace par des intrants chimiques. Absurde.

Refuser le tri, c’est déléguer cette mission à de gros opérateurs qui par des méthodes inadaptées produisent du terreau augmenté de particules de plastiques, de métaux lourds… qu’ils tentent de revendre aux agriculteurs. Absurde.

compostageQue trier ? : toutes les matières organiques, les déchets de jardin, il faut un bon équilibre entre carbone et azote pour éviter mouches et odeurs. Si on manque de branches, il est possible de mettre des boites à œufs, du carton… coupés. Contrairement à des idées reçues, les agrumes sont bienvenus, mais surtout pas la cendre ! Et comme toujours point d’excès et un maximum de diversité…

Comment composter ? : dans l’idéal, il faut 2 tas à travailler l’un après l’autre, et comme pour toute bonne recette, ne pas oublier de mélanger.

Pour quoi faire ? : réduire les déchets certes mais aussi amender le sol, favoriser la microfaune et la microflore, réaliser un paillis, économiser des arrosages, rendre inutile l’utilisation d’engrais, cultiver sain, riche, et goûteux, reconquérir une part d’autonomie et de citoyenneté….

Pour plus d’informations, retrouvez les riches interventions de David Gabelin dans le journal de François : http://www.journaldefrancois.fr/legendes-urbaines-autour-du-compost….htm

joel et la roue

joel  Deuxième interlocuteur : Joël Boudou, composteur  passionné. Au-delà de toutes ces raisons environnementales, Joël envisage le compostage comme un temps d’échange et de convivialité. Enseignant en collège, il réalise des études avec ses élèves, installe des composteurs collectifs au pied des immeubles. Bricoleur dans l’âme, il imagine et réalise des machines pour intéresser les familles. Le compostage peut aussi être un jeu sérieux.

 

lombricomposteurTroisième interlocuteur : Dominique Gaillard a tenté le compostage mais sans grand résultat, faute de temps. Il s’est alors tourné vers le lombricompostage et ….bingo ! Il a maintenant plein d’amis qui grignotent, déchiquètent, décomposent ses déchets d3-bacse cuisine, en silence, sans odeur dans un bac qu’il place soit dans la cuisine, soit sur le balcon. Des étages qui s’emboîtent sont remplis successivement, le travail se fait en quelques semaines et on obtient un compost organique et un « jus » très nutritif, à condition d’être dilué !

Le lombricomposteur peut être acheté ou fabriqué maison :

http://www.consommerdurable.com/2009/12/comment-faire-du-lombricompost-et-fabriquer-un-lombricomposteur-partie-1/

formation_compostage_j_taffin

« Qu’on se le dise, apprendre à faire du bon compost, c’est beaucoup moins compliqué que d’apprendre à conduire une voiture ! Encore faut-il être bien renseigné » dixit David.

Pour éviter toute erreur qui peut être décourageante au démarrage, il est possible de suivre des formations auprès de maitres composteurs, dans certaines jardineries, auprès des syndicats de collectes de déchets…..

 

Le syndicat Tri-action vend pour les habitants de communes desservies des bacs en bois ou en résine pour débuter votre compost. Un outil permet d’aérer facilement le tas.

http://www.syndicat-tri-action.fr/heading/heading1574.html#fabriquer.

Autre initiative intéressante du syndicat : le broyage collectif. En collaboration avec les communes volontaires, il déplace un broyeur sur un espace public où chacun est invité à venir broyer les branches de son jardin et à repartir  avec ou sans  ce broyat pour enrichir son compost (déchets carbonés), ou faire un paillage sur ses plates-bandes (BRF). Une initiative à diffuser auprès de nos municipalités.

Reste un pas à faire, vous êtes persuadé du bienfondé du compostage, un réseau tente de se mettre en place auquel vous pouvez participer : devenez guide composteur

stage composteur