Café: nature généreuse: Incroyables Comestibles, jardin partagé, glanage.

 

Nos premiers lâchers de bonnes nouvelles avaient des couleurs de printemps : le retour des grenouilles et de la faune sauvage dans les bassins de rétention d’eau, la cueillette d’asperges des bois dans nos bois citadins, le sauvetage d’un oisillon. La Nature toute proche comme un baume sur notre humeur.

Et c’est bien la nature qui était l’invitée vedette de notre café : la nature et sa générosité.

Au programme les incroyables comestibles, un exemple de fonctionnement de jardin partagé et le glanage.

Une nature généreuse à multiplier : photos ICPetit retour historique sur le mouvement des Incroyables Comestibles (IC) né en 2008 dans une banlieue sinistrée par la crise économique en Angleterre, et une idée simple et généreuse qui nait de l’initiative de deux citoyennes, une idée qui se répand aujourd’hui sur toute la planète.

Cette idée est reprise en 2012, en France par Jean Michel Herbillon et François Rouillay. C’est ce dernier qui nous raconte cette belle aventuresur la vidéo suivante :F. Rouillay

https://www.youtube.comwatch?v=ZfFbD9pBREA

 

Un principe simple : jardiner ensemble pour produire localement la nourriture nécessaire à consommer librement et gratuitement. La nature est généreuse, une graine plantée c’est cent graines récoltées si nous nous réapproprions tous les espaces naturels urbains pour planter de la nourriture à partager, nous renouons avec la terre, nous recréons des relations humaines, nous apportons une nourriture saine et gratuite à ses habitants.

5 étapesCette petite part que chacun peut facilement initier à partir des 5 principes définis dans les outils mis à disposition sur le site du mouvement peut avoir des conséquences inattendues. Aujourd’hui à Todmorden, berceau du mouvement, les visiteurs venus en car viennent comprendre comment la ville se dirige vers l’autosuffisance alimentaire (objectif 2020), comment ce mouvement a permis l’essor du commerce et de la production locale ; comment le mouvement est amplifié par l’instauration d’une monnaie locale, comment l’éducation s’inscrit dans la dynamique …..

Et parce que l’étincelle initiale peut être allumée par chacun, nous avons en France 400 villes IC dont la ville d’Albi qui a résolument pris le chemin de l’autosuffisance.ICSite du mouvement national : http://www.incredible-edible.info/ On y trouve toute l’actualité du mouvement.

Et sur le territoire du val d’Oise ?

Plusieurs initiatives sont en cours, retrouver l’information via ces liens: https://www.facebook.com/ic.cergypontoise

https://www.facebook.com/IncroyablesComestiblesCergySAMSUNG.

Notre café s’étant installé à Maffliers,  en partenariat avec l’association l’écho-logic, ( http://lechologic.org/)nous ne manquons pas de rendre visite aux bacs qu’ils ont disposés dans le parc de la mairie, pour discuter, planter et récolter. On y parle (lutte biologique, permaculture, astuces, outils….), évidemment on échange des recettes.      Et voici la recette du sirop de fleurs de sureau que Kerstine a partagé. Les ombelles, embaumant  le parc, ont été cueillies pour tester immédiatement. (Si vous préférez cuisiner les baies, il y en restera suffisamment!)

Pour 1 litre et demi d’eau bouillie, prévoir 2 kg et demi de sucre,  2 citrons lavés et bio, 40 ombelles de sureau. Mettre tous les ingrédients dans un récipient, mélanger et couvrir d’un linge. Laisser macérer 3 à 5 jours dans un lieu frais, en remuant chaque jour pour dissoudre le sucre. S’il reste du sucre non dissout à la fin, passer au bain marie. Filtrer puis garder en bouteille au frais. Un goût exceptionnel.

9782330050511-110x150Pour ceux qui voudraient s’informer sur le mouvement, un livre vient de sortir: « Les incroyables comestibles » aux éditions Actes Sud par les fondatrices anglaises du mouvement.

 

Et si vous tentiez l’aventure n’oubliez pas de faire passer l’info !

Une nature généreuse à partager

Les Incroyables Comestibles proposent de partager librement les espaces de nature urbains. Se retrouver ensemble pour jardiner se décline de bien d’autres façons.

Parfois seules les surfaces sont partagées et les échanges dépendent de la volonté des participants, c’est souvent le cas des jardins familiaux regroupés en fédération         http://www.jardins-familiaux.asso.fr/

Le département compte quelques 2600 jardins familiaux, mais les listes d’attente sont souvent longues. (Montmagny, Herblay, Ermont, Menucourt, Courdimanche, Taverny, Soisy, Cergy…)

Pour un petit historique des jardins familiaux, ex-jardins ouvriers voir cet article : http://www.valdoise.fr/9251-des-jardinjardins familiauxs-ouvriers-aux-jardins-familiaux.htm

Autres associations fédérant des jardins collectifs :

– le jardin des cheminots http://www.jardinot.net/ ,

– l’association Graine de Jardins développe et soutient les jardins partagés franciliens : http://www.jardinons-ensemble.org

 

Certains jardins sont des lieux d’insertion sociale et professionnelle :

les jardins de cocagne : http://www.reseaucocagne.asso.fr/ )

Collectif des jardins d’insertion en Ile de France : http://insertion.jardinons-ensemble.org/

Dans notre département des associations gèrent ces lieux : Inven’terre à Villiers le Bel, Plaine de vie à Ezanville et St Brice, ACR à Vauréal.

Si souvent les terrains appartiennent à des collectivités, il arrive que des particuliers mettent des parcelles à disposition. C’est l’aventure menée par Alain Genest à Domont. « Les Jardins d’Alain, réunissent des personnes qui pratiquent le jardinage et veulent partager leurs expériences et compétences jardinières en toute convivialité ; promouvoir toutes actions ou démarches culturelles ou conviviales, pour créer et favoriser des liens entre les personnes. »

A travers ces expériences, on constate que la générosité de la terre le dispute à une générosité humaine.

L’autre maître mot de ces lieux est le partage des connaissances.

Que ce soit autour des bacs des Incroyables Comestibles, dans les jardins partagés, la mutualisation des connaissances, l’expérimentation tiennent une place importante.

Cristelle Escudier à travers son association « la révolution des petits pois » nous relate son expérience. Imaginant des partenariats, elle fait découvrir aux jardiniers amateurs les courdimancheprincipes de la permaculture. Ainsi, elle a pu démarrer un jardin dans les espaces verts d’une école de Courdimanche où adultes et enfants viennent réaliser de toutes pièces ce lieu d’expérimentation, le dessiner, l’entretenir et en partager les résultats dans des temps de rencontres conviviaux. Une expérience qu’elle multiplie pour pouvoir diffuser des pratiques agricoles respectueuses de l’environnement, pour rapprocher l’homme de la nature dont notre mode de vie tente de l’éloigner.

La ville de Cergy Pontoise vient de rédiger une charte des jardins partagés dont voici un extrait : « Ces jardins améliorent le cadre de vie des habitants. Ils participent à la présence de la nature en ville et s’intègrent dans les trames vertes et bleues.Ce sont également des lieux d’expérimentation et d’éducation à l’environnement (techniques alternatives à l’emploi des pesticides, gestion écologique des cycles naturels, de l’eau et des déchets, respect des espaces verts et naturels, préservation de la biodiversité, protection de la vie du sol, ).     Enfin, la pratique du jardinage apporte du bien-être et permet d’améliorer l’alimentation avec un impact réel sur la santé des jardiniers habitants et leur entourage. »

L’intégralité du texte est disponible : www.cergypontoise.fr/upload/docs/application/pdf/…/14_-_annexe.pdf

A voir : une ancienne interview d’Eric Prédine, co fondateur des jardins partagés: http://www.dailymotion.com/video/x97sbm_entretien-avec-eric-predine_news

 

Une nature généreuse à récolter :

 Si on n’a pas la chance d’avoir un jardin, la récolte est cependant possible, il convient alors de glaner ou de grappiller.

Première précision : » glaner, c’est ramasser ce qui reste et qui vient de la terre, tandis que grappiller c’est ramasser ce qui reste sur les arbres ou arbustes ».

loiLors de nos échanges durant ce café apparaissent les questions de la limite entre le glanage et le vol ?

La loi autorise le glanage et le grappillage lorsqu’il fait jour, sans outil, après la récolte officielle et dans les lieux ouverts. Cependant la pratique précise qu’il est préférable de demander l’autorisation au propriétaire.

Pourquoi glaner ?  : pour se nourrir, pour lutter contre le gaspillage, pour aider et s’entraider.

Où glaner ? : dans la nature, dans les champs, sur les marchés.

Mais comment faire pour mettre en relation, par exemple ceux qui ont des arbres chargés de fruits et qui les laissent par manque de temps, d’intérêt ou excès et ceux qui sont prêts à ramasser contre un échange de confiture ou de jus ?

Des sites tentent de mettre ces personnes en réseau :

Un site prêt à l’emploi (mais à alimenter) : http://www.glanage.fr/

glanage-en-champ-10-2014Des associations s’invitent dans les champs et les jardins pour récolter puis transformer les fruits et légumes délaissés. Puis elles mettent en relation des glaneurs et des banques alimentaires. Voir ces exemples qui montrent comment chaque parti trouve intérêt dans cette entente :

http://www.solaal.org/300-kg-pommes-terre-glanees-action-educative-citoyenne-ludaf-45/

http://ondine.info/index.php/wkd/show/cartedesglanages

fruimalinThierry témoigne de son expérience  : http://www.dailymotion.com/video/xl9t9b_naturbis-fruimalin-brigade-compotes-fr3-2010_news?

http://www.onpassealacte.fr/initiative.fruimalin-au-secours-des-fruits-non-cueillis.agriculture- durable-alimentation.89106124480.html

http://relais-planete-solidaire.org/
« Depuis 2007, l’association Relais-Planete-solidaire collecte en vrac auprès des particuliers les fruits laissés pour compte et reverse gratuitement 10% de ses collectes aux personnes en difficulté (personnes agées, étudiants), ce qui équivaut aux plus beaux fruits et légumes après tri.
Le reste : défauts d’aspect, de maturité, est requalifié ou transformé.
La revente des produits transformés est consacré à l’achat de matériel ».

D’autres exemples à Nanteglanages ou Caen….

http://www.nantesmetropole.fr/actualite/l-actualite-thematique/glaner-pour-ne-pas-gacher-les-legumes-developpement-durable-70150.kjsp?RH=gasillageART_DEVDURABLE

 

Mais nous, que pourrions-nous mettre en place sur notre secteur ?

« Un petit groupe pourrait établir une carte des sites où glaner librement, puis prendre contact avec des particuliers repérés ». Si vous êtes intéressés par la démarche, contactez le café des Bonnes Nouvelles.

4saisonsjanv15redSur le glanage : voir l’article paru dans 4 saisons du jardin bio, n°211, mars avril 2015.

 

Un film documentaire d’Agnès Varda « les glaneurs et la glaneuse » est disponible sur dailymotion.

Une nature généreuse à encourager :

Autre mouvement à suivre les villes-vergers : les villes commencent à planter des arbres fruitiers en libre accès sur les espaces publics.

vergerPlan du projet de Caen : http://www.caensavezvous.fr/?p=16897

Niort : http://www.vivre-a-niort.com/fr/actualites/dernieres-infos/4986/

Près de chez nous Menucourt, Montmagny (http://www.gazettevaldoise.fr/2014/03/21/butte-pinson-jardins-partages-vergers-et-poulaillers-s%E2%80%99est-parti/).

 La nature est généreuse, nous avons exploré plusieurs pistes qui développent cette qualité et favorisent l’approvisionnement en nourriture pour les plus démunis, luttent contre le gaspillage, renouent des liens citoyens, améliorent notre cadre de vie, nous reconnectent à la nature.                                                                                                   Surprenant, on remarque que cette activité de partage, cette économie circulaire, essentiellement basée sur le don et la gratuité peut aussi créer des emplois.Vraiment un sujet à suivre.

 glaneuse

 

 

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