Archives mensuelles : février 2014

On passe à l’acte

De minis films pour retracer le passage à l’acte de citoyens qui ont fait un pas de coté pour le bien de tous….

http://www.onpassealacte.fr/index.php

Par exemple

https://i0.wp.com/www.onpassealacte.fr/img/recettes/rec-1392836733-cantinephoto.jpg

« J’ai décidé d’ouvrir la cantine scolaire aux séniors du village »

A y réfléchir,  bien des idées à copier !!

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Café: les circuits courts

10 cm colibriCafé des Bonnes Nouvelles :

« Consommer local », le 8 février 2014

 

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* Echo du précédent café sur les sources d’informations.

Durant notre rencontre on avait été évoquée l’idée de déposer gratuitement des livres à échanger dans des espaces publics de la commune de St Leu (où se déroulait le café).

Martine s’est rapprochée des autorités municipales pour voir comment réaliser cette petite action de recyclage intelligent….. On lui a répondu, sécurité, vol !!! (humour ?).

Alors nous avons réfléchi et un projet se dessine : en collaboration avec un professeur de technologie du collège, les élèves seraient invités à concevoir une boîte pour recevoir les ouvrages à donner. Ces boîtes seraient ensuite vendues dans le cadre du projet et les acquéreurs pourraient poser cette boîte devant chez eux. Affaire à suivre.

* Entre temps, nous avons découvert un journal local qui est une mine d’informations pour tousjournal

les habitants de la vallée de Montmorency :

 Le journal de François »

 

Vous pouvez vous y abonner à partir du lien suivant :

http://www.journaldefrancois.fr/index.htm

* Le café du jour est consacré aux          circuits courts

 

Les circuits courts permettent de s’approvisionner selon deux critères

– la proximité des producteurs,

l’absence d’intermédiaires entre le producteur et le consommateur.

Cofondateur de l’AMAP d’Eaubonne, Alain Delacour, sensibilisé par le discours de Pierre Rabhilogo amap

sur l’agriculture, évoque sa démarche et le fonctionnement d’une AMAP.

http://eaubonamap.wordpress.com/

Fête d’Eaubonamap 2013

amap animAMAP : association pour le maintien d’une agriculture paysanne.

Une AMAP naît en général de la rencontre d’un groupe de consommateurs et d’un producteur prêts à entrer dans la démarche. Ici, pour constituer le groupe de consommateurs, les premiers contacts ont été pris lors du forum des associations.

Un contrat est établi entre le producteur et l’AMAP pour un engagement sur la durée, sur la nature des produits fournis (souvent légumes, mais aussi œufs, pain, viande…). Le groupe de consommateurs et l’agriculteur se mettent également d’accord sur les méthodes agronomiques à employer. Ces dernières s’inspirent de la charte de l’agriculture paysanne et du cahier des charges de l’agriculture biologique (les producteurs possèdent souvent le logo AB). En effet, les participants à l’AMAP recherchent des aliments sains, produits dans le respect de l’homme, de la biodiversité, de la nature.
Les AMAP participent ainsi à la lutte contre les pollutions et les risques de l’agriculture industrielle et favorise une gestion responsable et partagée des biens communs.

La diversité est très importante car elle permet aux partenaires de l’AMAP de consommer une grande variété d’aliments, d’étendre la durée de la saison, et de limiter les risques dus aux aléas climatiques et aux éventuels problèmes sanitaires.

Le prix la taille du panier sont déterminés à l’avance, par contre son contenu dépend des conditions de production et est déterminé par le producteur. Un lieu et une heure de livraison sont choisis qui resteront les mêmes. Des bénévoles de l’AMAP participent à la distribution à tour de rôle.

amapC’est l’occasion de découvrir de nouveaux légumes, de partager des recettes….

Le contrat passé entre le producteur et l’AMAP est un vrai engagement solidaire.

Ainsi il est arrivé que  pour cause d’intempéries un fournisseur d’Eaubonne   ait  vu sa récolte grandement  compromise, les « amapiens » ont solidairement accepté de renoncer à 2 livraisons pour lui permettre de se rétablir.

Les contrats d’engagement signés entre amapiens et agriculteurs permettent à ces derniers d’obtenir plus facilement des prêts bancaires, car ils ont une garantie de vente qui rassure le banquier frileux, précise Paul.

Un lien pour trouver une AMAP dans le Val d’Oise : (non exhaustif puisqu’il manque au moins St Prix !)

http://www.amap-idf.org/trouver-une-amap_33.php

Il faut se renseigner sur les disponibilités pour rejoindre un groupe car il devient difficile de trouver des fournisseurs en zone urbaine, ils sont maintenant très sollicités, précise Marie Noëlle.

Complément : une vidéo qui résume ce que nous avons dit durant notre café :

http://www.dailymotion.com/video/xlgedw_le-circuit-court-amap-nantes-agriculture-biologique-a-la-ferme_lifestyle?start=169

 

La ruche qui dit oui de Montigny

ne autre filière de circuit court : la Ruche qui dit oui présentée par Yolande Ammour fondaruchetrice de la ruche de Montigny les Cormeilles.

Les motivations de Yolande : retrouver des légumes gouteux et de qualité, faciliter le rapprochement des producteurs et des consommateurs en les réunissant sur un seul lieu, choisir ses produits en fonction de ses besoins, sans contrainte.

Principes des Ruches : la fondatrice d’une ruche réunit autour d’elle :

– des producteurs (alimentation et non alimentation) locaux qu’elle a démarchés, plutôt bio

– des clients intéressés qui sont recrutés par publicité, réseau….

Selon une régularité choisie, les « clients » sont invités à commander sur internet dans la liste des produits proposés par les fournisseurs. La commande est payée par carte bancaire.

La livraison se fera en un lieu et à une heure qui a été choisi par la ruche.

Il n’y a pas d’engagement de la part du client.

La livraison se fera si un montant minimum de commande est atteint pour que le fournisseur se déplace.

Le jour de la distribution, les fournisseurs sont présents.

Des bénévoles peuvent aider à la distribution.

A la différence des AMAP, il n’y a dans cet échange aucun engagement ni sur la durée ni sur la régularité des commandes ni pour le client, ni pour le producteur.

Le prix des produits est établi par le producteur, s’y ajoute une commission  pour le site fondateur qui gère l’intégralité des projets (plus de 350 à ce  jour) et pour l’animateur de la ruche.

Pour 10€ : 7,9€ vont au producteur ; 0,79 € va au responsable de la ruche ; 0,79 € va à la ruche qui dit oui et 0,52 €  va à l’état sous forme de TVA.

Contact ruche de Montigny : http://www.laruchequiditoui.fr/803eaubonne

Armella, responsable de la ruche d’Eaubonne nous précise que sa ruche s’installe dans une maison de retraite pour la distribution. Elle souhaite y impliquer les résidents. (Photo ci-contre)

Contact ruche Eaubonne : http://www.laruchequiditoui.fr/2688

A St Ouen l’Aumône, la ruche investit la commission qu’elle touche dans le financement des projets de l’école des Bourseaux (école alternative)

http://www.laruchequiditoui.fr/1131

http://www.aeob.net/neo/modules/edito/content.php?id=1

A Maffliers la toute jeune ruche utilise cette commission pour développer les actions d’une association environnementale : l’écho-logic

http://www.laruchequiditoui.fr/3631

https://www.facebook.com/lechologic

Paroles de producteurs :

Extraits d’un courrier envoyé par  J.M. Vincent, producteur de pommes à Nucourt :

« Je suis favorable à travailler en circuit court tout simplement pour éviter tous les abus que peut engendrer la grande distribution. Entre autre les prix trop élevés au détriment des consommateurs et des producteurs. De plus comme je travaille la qualité gustative saine, ces fruits ne supportent pas d’être tripoté toute la semaine, c’est pourquoi je préfère travailler directement avec le consommateur, nous pouvons nouer un contact humain et expliquer notre manière de cultiver. Je peux même vous proposer une visite du verger au moment de la récolte (1° samedi d’octobre), pour discuter sur le terrain, cette visite est toujours très appréciée des consommateurs. »

Extrait du témoignage d’un fournisseur de Ruche (documentaire passé sur la 5), Dominique Bouillet, maraîcher à la ferme des Magrès : « le ruche trouve des clients, le producteur choisit les prix et les quantités, il choisit sa méthode de production, les acheteurs acceptant des produits non calibrés, il y a moins de perte et donc  plus de nécessité d’utiliser des pesticides et des fongicides pour faire de « beaux » produits. On peut livrer des produits de première fraîcheur. Dans ce cadre c’est le producteur qui retire le meilleur prix de son produit et non la grande surface qui peut multiplier jusqu’à 11 fois le prix producteur. »

Martine relève qu’il est aussi possible de passer par certains producteurs pour simplement se faire livrer un panier au choix. Les dépôts peuvent se faire dans des magasins, voire dans des gares ou sur le parking de Truffaut ! Martine souhaite créer un dépôt à Goussainville.panier

http://www.panierbiocergy.com/boutique/liste_rayons.cfm

https://mail.google.com/mail/u/0/?hl=fr&shva=1#search/panier+francilien/143e2070a8e936f5?projector=1

Marie Noëlle prend la  parole pour présenter une autre forme de circuits courts : les collectifs d’achats

 

Une initiative de particuliers qui se regroupent et passent contrat avec des producteurs en bio (légumes, viande, charcuterie, fromage et autres produits laitiers, cidre, vin, confiture, pain , patisserie, etc… ou membres de circuits du commerce équitable (café, chocolat, thé, tisanes, confitures, riz, épices, huile, produits cosmétiques, etc…). Les livraisons ont lieu 1 samedi par mois, la commande est passée par internet (ou papier éventuellement). Le jour de la livraison les adhérents sont invités à participer à la distribution. Ces achats sont sans intermédiaire, au bénéfice exclusif des producteurs. Cependant, certains groupes peuvent  prévoir une petite majoration pour défendre une cause et éviter d’entrer en concurrence avec les  biocoop. Ainsi  le groupe de Bessancourt prélève une marge pour venir en aide aux  ‘’ faucheurs d’OGM’’.

Groupe à Beauchamp  http://www.lespaniersdebeauchamp.fr/presentation/

Groupes à Bessancourt, Courdimanche.

– Parce que nous ne produisons pas de tout en France, il peut arriver que s’organisent des « circuits- courts » longues distances. Pas d’intermédiaires, des produits de qualité mais livrés en grosse quantité pour limiter l’impact. A l’exemple de ce collectif qui  commande des oranges bio dans le sud de l’Italie :

http://courtjus.canalblog.com/

– Parce que nous ne produisons pas tout en France, il peut arriver que s’organisent des circuits- courts longues distances qui favorisent le commerce équitable.

Chantal Ernoult prend la parole pour nous parler de ses échanges avec Madagascar :

 chocolat« Le discours de Marie-Noëlle a été un bon tremplin vers le commerce équitable. En effet, Le commerce équitable n’est pas une réponse pour le « consommer local », mais une véritable réponse pour le circuit court. Car, la vanille, le poivre noir, la cannelle, le ravintsara et bien d’autres produits encore, ne peuvent pas être produits en France. Et leurs producteurs subissent tout autant les mêmes difficultés que les producteurs locaux en France, par rapport aux grands groupes.

Le circuit le plus court entre la France et Madagascar est proposé par ERMADA : nous travaillons directement avec les producteurs et artisans sur place. On ne peut malheureusement pas raccourcir le trajet du fret aérien ou maritime. Il en est de même pour tous les produits issus du commerce équitable de nombreux pays du Sud.

Bien que ce discours soit donné depuis un grand nombre d’années, il n’est toujours pas compris par un grand nombre de consommateurs. Ni même par des entreprises, groupes, collectivités ou associations.

L’un de mes objectifs est de vulgariser cette éthique du commerce équitable (commerce ET équitable), principalement dans le Val d’Oise, car j’y habite. Et il est évident que je travaille beaucoup pour Madagascar d’abord, car tous nos produits proviennent exclusivement de Madagascar.

Je suis aujourd’hui adhérente de VAL D’OISE EQUITABLE, association créée en 2013, membre de Faire un Monde Equitable. Par ailleurs, le label BIO est, pour nous, difficile à obtenir à cause de son coût.

Il est souvent difficile de convaincre les consommateurs de l’état « BIO » ou « EQUITABLE » de nos produits. D’autant qu’il existe toujours des malhonnêtes sur ces 2 terrains. Nous leur demandons de croire en notre bonne foi et de suivre nos événements. » http://www.ermada.eu/

A travers les exemples cités, chacun pourra trouver à se fournir selon ses besoins. Voici en tableau les principales caractéristiques de chaque mode:

Observations générales

AMAP

Ruche qui dit oui

Collectif d’achat

Panier commandé

Producteurs

Légumes + parfois, pain, viande, œufs… Alimentaire et bien être Alimentaire (GIE, commerce équitable) Légumes

Bio

Oui Le plus souvent Oui Le plus souvent

Production locale

Oui Oui Pas nécessairement Oui

Acheteurs

Collectif Collectif Collectif Individuel

Engagement

(Durée, fréquence)

1 an ou 6 mois Non Non Non

Choix des produits

Non Oui Oui Oui

Lieu livraison

Lieu de dépôt Ruche locale Lieu de dépôt Souvent un magasin

Périodicité

Hebdomadaire Hebdomadaire ou bimensuel Mensuel hebdomadaire

% vente au producteur

100% 80% 100% 100%

Internet

Non Commande et règlement Commande Commande et règlement

Et encore une autre piste le Supermarché collaboratif dont un projet est en cours sur Paris.

http://alternatives.blog.lemonde.fr/2013/11/17/a-paris-un-supermarche-collaboratif-veut-rendre-les-bonnes-choses-accessibles-a-tous/

Informations diverses :livrelivre2

 IMPORTANT :

Avec ce guide, la consommation responsable passe aux travaux pratiques…

A ne pas manquer ce recueil d’adresses et de bonnes pratiques co-écrit par Marie Noëlle Budini et Alain Delacour.

Il est structuré en deux parties :
– une première partie de sensibilisation et d’information pour une prise de conscience.
– une deuxième partie énumérant des conseils pratiques et listant des adresses de réseaux alternatifs

A commander chez votre libraire 12€

Nous pouvons nous réjouir : dans les médias, les circuits courts, démarche solidaire, écologique, et de santé publique trouvent de plus en plus souvent une entrée, exemple :

– Le journal d’ile de France de février p17 et 29,

http://www.iledefrance.fr/sites/default/files/IDF-50-complet-web-HD.pdf

– dans zone interdite:

http://vimeo.com/83597158

 

Un espace pour se restaurer en semaine que nous irons découvrir bientôt

http://www.cpcvidf.asso.fr/Eco-Social/le-Carre-nature-cuisines-du-monde

Ce restaurant associatif accueille, accompagne et forme des personnes aux techniques culinaires.

Nous remercions tous les participants pour leurs interventions et les informations échangées (une mention spéciale pour Françoise et ces muffins au chocolat !)

Bravo à ceux qui avaient pensé à apporter leur tasse !